 |
|
|
|
Accueil>Découvrons>Jeanne d'Arc>Jeanne d'Arc, sa
vie |
|
|
Une
espérance pour le monde l'Alliance des
Curs
de Jésus et de Marie |
Jeanne d'Arc, sa vie
En route verc Charles VII
Des
années s'écoulèrent, durant lesquelles
Saint Michel et les Saintes instruisirent l'enfant et
la préparèrent à sa mission.
Vers l'âge de dix-sept ans, Jeanne, sur l'ordre
de ses voix, alla trouver Robert de Baudricourt, capitaine
de Vaucouleurs, lui demandant de l'envoyer au roi de
France. Elle fut très mal reçue. Mais
le Ciel vainquit la résistance des hommes et,
après de longues hésitations, Baudricourt,
remettant à Jeanne une épée, l'envoya
au roi de France sous l'escorte de six hommes armés
en lui disant :
«Va et advienne que pourra !»
Cette petite troupe devait franchir cent cinquante lieues
dans un pays occupé par l'ennemi et en une saison
où les vallées étaient inondées
par la crue des fleuves. Malgré tous ces obstacles
elle arriva, au bout de onze jours, au château
de Chinon où résidait Charles VII.
L'accueil
du Roi
Le
roi refusa d'abord de recevoir Jeanne ; mais le troisième
jour, cédant aux instances des habitants d'Orléans,
il consentit à lui accorder une audience.
Toutefois, voulant éprouver la pénétration
surnaturelle de sa visiteuse, ce prince laissa à
un personnage de sa suite les attributs royaux et
se cacha lui-même parmi ses courtisans, après
avoir revêtu un costume très simple ;
c'était le 9 mars 1429. La grande salle du
château de Chinon avait été pompeusement
illuminée et décorée ; mais Jeanne,
nullement éblouie par ce faste, s'abandonna
à la conduite de ses saints conseillers et
sans hésiter elle reconnut Charles VII sous
son déguisement, alla vers lui et lui fit la
révélation des plus intimes secrets
qu'il cachait au fond de son âme. Le roi, dans
la stupeur et ému jusqu'aux larmes, se déclara
convaincu.
L'examen de Poitiers
Charles
VII réunit à Poitiers, sous la présidence
de l'archevêque de Reims, une commission composée
de savants ecclésiastiques et de juristes de
renom.
Jeanne fut examinée sur sa mission, sur tous
les détails de sa vie, et dut fournir des preuves
de la vérité de ses affirmations.
On lui demanda d'accomplir un prodige comme signe de
sa mission. Elle répondit : «…Envoyez-moi
à Orléans ; là je vous montrerai
les miracles que je suis venue faire. Qu'on me donne
des soldats en tel nombre que l'on voudra, et je ferai
lever le siège de la ville.»
«Pourquoi demandez-vous des soldats ?
objecta l'un des examinateurs. Si Dieu veut
délivrer la France, Il n'a pas besoin de guerriers
pour cela. »
«Les guerriers combattront, et Dieu donnera
la victoire » répliqua Jeanne.
La sagesse de cette réponse et de toutes les
autres, frappa les examinateurs qui acceptèrent
volontiers la délivrance d'Orléans, tant
cette ville paraissait irrémédiablement
perdue, vu le peu de forces militaires dont pouvait
disposer Charles VII.
Jeanne reçut alors une armure semblable à
celle des chevaliers et se fit apporter une épée
qui se trouvait cachée dans l'église de
sainte Catherine de Fierbois et dont elle connut l'existence
par révélation. Sur l'ordre de ses Saintes,
elle fit peindre un étendard sur lequel on lisait
ces mots : Jhésus, Maria.
Elle déclara à ses soldats qu'aucun ne
l'accompagnerait dans les batailles s'il ne se confessait
pas et ne communiait pas avant le départ et,
chose merveilleuse, trois jours après, les 4000
hommes de sa petite armée s'étaient convertis
et la suivaient avec confiance ...
|
|
|
|
|