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Sommaire Jeanne d'Arc
Jeanne d'Arc, sa vie
L'enfant pure et laborieuse.
La France vaincue et envahie.
Première paroles du Ciel.
En route vers Charles VII.
L'accueil du Roi.
L'examen de Poitiers.
Entrée dans Orléans.
Combat victorieux de Saint-Loup.
Prise de la bastille des Augustins.
Orléans est délivré.
Charles VII couronné
Prépondérance des ministres.
Tergiversations.
L'attaque de Paris.
Le miracle de Lagny.
Quelques autres succès guerriers.
Au secours de Compiègne.
Visites célestes.
Fausse abjuration.
Au Vieux-Marché.
La mort de Jeanne d'Arc.


Jeanne d'Arc
Une espérance pour le monde l'Alliance des
Cœurs de Jésus et de Marie


Jeanne d'Arc, sa vie

Entrée dans Orléans

Le 29 avril 1429, elle pénétra dans Orléans, ramenant dans cette place désolée l'inébranlable espoir d'une prochaine délivrance. La population vit en la présence de Jeanne un signe certain de la fin de ses maux, et l'accueillit comme un ange du ciel.

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Combat victorieux de Saint-Loup

Peu de jours après son arrivée, les défenseurs d'Orléans engagèrent la bataille contre un poste anglais sans prévenir Jeanne qui, fatiguée, dormait. Aussitôt les voix célestes la réveillèrent ; la jeune guerrière prit ses armes et lança son coursier vers le lieu du combat que nul pourtant ne lui avait indiqué. Les troupes françaises attaquaient les Anglais retranchés dans la bastide de Saint-Loup et se trouvaient repoussés avec pertes, quand l'arrivée de Jeanne changea la face des choses. Elle commanda et dirigea un nouvel assaut qui, malgré la résistance acharnée des assiégés fut couronné de succès.

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Prise de la Bastille des Augustins

Le vendredi 6 mai, Jeanne organisa une sortie et, après un long et héroïque combat, emporta d'assaut la bastille des Augustins, ouvrage militaire très important, où les Anglais avaient réuni leurs troupes de la rive gauche de la Loire. Rentrée triomphante dans Orléans, elle déclara devant de nombreux témoins que le lendemain elle délivrerait la ville :«Demain, levez-vous de très grand matin et faites en tout pour le mieux. Tenez-vous constamment auprès de moi, car j'aurai beaucoup à besogner : j'accomplirai de plus grandes choses que je n'ai faites jusqu'ici. Oui, demain je serai blessée et le sang sortira de mon corps et de ma poitrine.»
Le lendemain, avant l'aube, Jeanne entendit la Messe et, après avoir communié avec une grande ferveur, elle revêtit son armure et s'avança à l'attaque du dernier poste anglais sur la rive gauche. Le fort des Tourelles, avec ses remparts solides et escarpés, entouré d'un fossé profond, défendu par une excellente artillerie, était réputé imprenable.
Jeanne, au premier rang, servait de cible à l'ennemi. Loin de s'en émouvoir elle n'en paraissait que plus ardente et répétait sans se lasser : « Espérez en Dieu ! Les Anglais seront battus : la place est vôtre !»
Vers 13 heures, les Français étaient épuisés, seule Jeanne conservait sa vigueur première. Voulant tenter l'assaut, elle s'empara d'une échelle et la dressa contre le rempart. Les Anglais la reconnurent ; leurs meilleurs archers la visèrent et une grêle de traits s'abattit sur elle : une flèche lui transperça l'épaule. Durement blessée, Jeanne lâcha prise et tomba. Ses soldats la déposèrent sur l'herbe. La flèche sortait d'une vingtaine de centimètres de l'autre côté de la poitrine. Jeanne, souffrant beaucoup, eut peur et se mit à pleurer.
Ses célestes visions se manifestèrent à elle et promettèrent de nouveau la victoire.. Jeanne sentit son courage renaître aussitôt. Le chirurgien de l'armée arracha le fer de la blessure, sur laquelle on appliqua une compresse d'huile d'olive. Quelque temps plus tard, elle se releva comme si elle n'avait plus mal et, avec le ton de l'autorité, communiqua aux chefs la volonté du Ciel : «Au nom de Dieu, vous entrerez bientôt dans les Tourelles !»

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Orléans est délivré

Jeanne se retira à l'écart pour prier. Une heure plus tard, elle revint devant le fort, planta son étendard dans le remblai de la forteresse assiégée en répétant : «Tout est vôtre ! Entrez ici !»
Les Français se précipitèrent et miraculeusement soutenus, pénétrèrent dans le Fort des Tourelles, tandis que les bourgeois d'Orléans, joignant leurs efforts à ceux des soldats, rétablissaient l'arche brisée du pont. Par ce chemin, Jeanne, victorieuse, se rendit à la cathédrale pour remercier Dieu tandis que les Anglais, effrayés et découragés battaient en retraite.
Jeanne revint vers le roi qui la remercia avec effusion. Il lui adjoignit le duc d'Alençon et plaça sous leur double commandement une nouvelle armée. Continuant ses exploits, la vaillante jeune femme, en quatre jours, reconquit les villes de Jargeau, Meung, Beaugency, puis remporta l'éclatante victoire de Patay. Les Anglais pris d'une terreur panique, s'enfuirent devant nos troupes et n'osèrent s'arrêter qu'à Paris. Désormais le peuple de France, reconnaissant envers Jeanne, lui faisait partout d'enthousiastes ovations ... Suite