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Une
espérance pour le monde l'Alliance des
Curs
de Jésus et de Marie |
Jeanne d'Arc, sa vie
Entrée dans Orléans
Le
29 avril 1429, elle pénétra dans Orléans,
ramenant dans cette place désolée l'inébranlable
espoir d'une prochaine délivrance. La population
vit en la présence de Jeanne un signe certain
de la fin de ses maux, et l'accueillit comme un ange
du ciel.
Combat victorieux
de Saint-Loup
Peu
de jours après son arrivée, les défenseurs
d'Orléans engagèrent la bataille contre
un poste anglais sans prévenir Jeanne qui,
fatiguée, dormait. Aussitôt les voix
célestes la réveillèrent ; la
jeune guerrière prit ses armes et lança
son coursier vers le lieu du combat que nul pourtant
ne lui avait indiqué. Les troupes françaises
attaquaient les Anglais retranchés dans la
bastide de Saint-Loup et se trouvaient repoussés
avec pertes, quand l'arrivée de Jeanne changea
la face des choses. Elle commanda et dirigea un nouvel
assaut qui, malgré la résistance acharnée
des assiégés fut couronné de
succès.
Prise de la Bastille des
Augustins
Le
vendredi 6 mai, Jeanne organisa une sortie et, après
un long et héroïque combat, emporta d'assaut
la bastille des Augustins, ouvrage militaire très
important, où les Anglais avaient réuni
leurs troupes de la rive gauche de la Loire. Rentrée
triomphante dans Orléans, elle déclara
devant de nombreux témoins que le lendemain elle
délivrerait la ville :«Demain,
levez-vous de très grand matin et faites en tout
pour le mieux. Tenez-vous constamment auprès
de moi, car j'aurai beaucoup à besogner : j'accomplirai
de plus grandes choses que je n'ai faites jusqu'ici.
Oui, demain je serai blessée et le sang sortira
de mon corps et de ma poitrine.»
Le lendemain, avant l'aube, Jeanne entendit la Messe
et, après avoir communié avec une grande
ferveur, elle revêtit son armure et s'avança
à l'attaque du dernier poste anglais sur la rive
gauche. Le fort des Tourelles, avec ses remparts solides
et escarpés, entouré d'un fossé
profond, défendu par une excellente artillerie,
était réputé imprenable.
Jeanne, au premier rang, servait de cible à l'ennemi.
Loin de s'en émouvoir elle n'en paraissait que
plus ardente et répétait sans se lasser
: « Espérez en Dieu ! Les Anglais
seront battus : la place est vôtre !»
Vers 13 heures, les Français étaient épuisés,
seule Jeanne conservait sa vigueur première.
Voulant tenter l'assaut, elle s'empara d'une échelle
et la dressa contre le rempart. Les Anglais la reconnurent
; leurs meilleurs archers la visèrent et une
grêle de traits s'abattit sur elle : une flèche
lui transperça l'épaule. Durement blessée,
Jeanne lâcha prise et tomba. Ses soldats la déposèrent
sur l'herbe. La flèche sortait d'une vingtaine
de centimètres de l'autre côté de
la poitrine. Jeanne, souffrant beaucoup, eut peur et
se mit à pleurer.
Ses célestes visions se manifestèrent
à elle et promettèrent de nouveau la victoire..
Jeanne sentit son courage renaître aussitôt.
Le chirurgien de l'armée arracha le fer de la
blessure, sur laquelle on appliqua une compresse d'huile
d'olive. Quelque temps plus tard, elle se releva comme
si elle n'avait plus mal et, avec le ton de l'autorité,
communiqua aux chefs la volonté du Ciel : «Au
nom de Dieu, vous entrerez bientôt dans les Tourelles
!»
Orléans
est délivré
Jeanne
se retira à l'écart pour prier. Une heure
plus tard, elle revint devant le fort, planta son étendard
dans le remblai de la forteresse assiégée
en répétant : «Tout est
vôtre ! Entrez ici !»
Les Français se précipitèrent et
miraculeusement soutenus, pénétrèrent
dans le Fort des Tourelles, tandis que les bourgeois
d'Orléans, joignant leurs efforts à ceux
des soldats, rétablissaient l'arche brisée
du pont. Par ce chemin, Jeanne, victorieuse, se rendit
à la cathédrale pour remercier Dieu tandis
que les Anglais, effrayés et découragés
battaient en retraite.
Jeanne revint vers le roi qui la remercia avec effusion.
Il lui adjoignit le duc d'Alençon et plaça
sous leur double commandement une nouvelle armée.
Continuant ses exploits, la vaillante jeune femme, en
quatre jours, reconquit les villes de Jargeau, Meung,
Beaugency, puis remporta l'éclatante victoire
de Patay. Les Anglais pris d'une terreur panique, s'enfuirent
devant nos troupes et n'osèrent s'arrêter
qu'à Paris. Désormais le peuple de France,
reconnaissant envers Jeanne, lui faisait partout d'enthousiastes
ovations ...
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