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Une
espérance pour le monde l'Alliance des
Curs
de Jésus et de Marie |
Jeanne d'Arc, sa vie
Charles VII couronné
Enfin,
Jeanne obtint du roi qu'il se mit en marche vers Reims,
où il devait recevoir les onctions du sacre des
rois de France.
Charles VII, accompagné de la libératrice,
s'avança donc à travers un pays occupé
par les troupes anglaises et bourguignonnes. Mais l'armée
qui le suivait n'eut pas à livrer bataille. Les
villes et les châteaux forts se rendaient à
leur souverain légitime et, le dimanche 17 juillet
1429, la pompe d'un sacre royal se déroula dans
la cathédrale de Reims. Jeanne était présente
et tenait son étendard déployé
près de Charles VII. «Il avait
été à la peine, dit-elle
plus tard, n'était-il pas juste qu'il
fût à l'honneur ».
Prépondérance
des ministres
Hélas
! à partir de ce jour, Charles VII, au lieu
d'accueillir docilement les avis d'une libératrice
manifestement inspirée par le Ciel, préféra
au contraire les conseils de ses ministres. Ceux-ci,
jaloux des succès de Jeanne et humiliés
d'avoir à se ranger à l'avis d'une pauvre
paysanne, fût-elle guidée par Dieu, la
contrecarrèrent en toutes choses et rendirent
inutile le secours d'en haut.
Alors que Jeanne demandait au souverain de quitter
Reims sans tarder et de partir pour Paris qui, à
cette date, eût certainement imité l'exemple
des autres villes et ouvert ses portes au roi, les
ministres commencèrent des négociations
avec le duc de Bourgogne, allié des Anglais,
puis, malgré les protestations de Jeanne, firent
exécuter à l'armée des marches
et contre-marches sans la rapprocher de la capitale.
Tandis que Charles VII perdait ainsi un temps précieux,
le duc de Bedford, régent de France pour les
Anglais et Philippe le Bon, duc de Bourgogne, resserraient
leur alliance.
Tergiversations
Le
roi s'était laissé tromper par les ambassadeurs
de Philippe le Bon et avait conclu une trêve avec
ce prince qui promettait mensongèrement de lui
livrer Paris sans coup férir. Charles VII s'obstinait
donc à ne pas attaquer la capitale et son armée
exécutait, à travers l'Ile-de-France et
les régions avoisinantes, une marche à
l'aventure, durant laquelle villes et forteresses continuaient
à lui ouvrir ses portes et à envoyer leur
soumission au roi qui s'était arrêté
à Compiègne.
Le séjour du souverain dans cette ville se prolongeant,
Jeanne n'y tint plus : accompagnée du duc d'Alençon
et suivie de la moitié de l'armée, elle
prit le chemin de Paris, s'établit à Saint-Denis
qui lui ouvrit ses portes, et prépara tout pour
l'attaque de la capitale, espérant que le roi
ne tarderait pas à amener le reste de l'armée.
Ce dernier se fit attendre longtemps.
Enfin, le 7 septembre, il arriva et dès le 8
au matin, Jeanne mit les troupes françaises en
mouvement pour l'attaque de Paris...
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