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Une
espérance pour le monde l'Alliance des
Curs
de Jésus et de Marie |
Jeanne d'Arc, sa vie
L'attaque de Paris
Suivie
des siens, Jeanne s'avança courageusement vers
la porte Saint-Honoré. Elle força la première
barrière, enleva le boulevard qui protégeait
la porte puis, l'étendard à la main, elle
se jeta avec les plus braves dans les fossés,
malgré le feu nourri des assiégés.
un trait d'arbalète l'atteignit à la cuisse
et la blessa grièvement. Répétant
à ses hommes de se préparer à escalader
les murs, elle promit à ses hommes que la place
serait prise sans tarder. Mais le premier ministre,
La Trémouille, et les chefs à sa dévotion,
voyant l'héroïne si près de réussir,
ordonnèrent aux soldats de leur compagnie qui
entouraient Jeanne de cesser le combat et de se retirer.
Jeanne affirma de nouveau : «J'entrerai
aujourd'hui dans Paris, ou je mourrai ici !»
On ne l'écouta plus et chacun songeait à
la retraite. Le duc d'Alençon la transporta hors
du fossé. Jeanne redit encore : «Si
vous aviez continué l'attaque, la place eût
été prise. »
De fait, on sut plus tard qu'une effroyable panique
s'était répandue dans Paris et que bien
des bourgeois songeaient à se rendre. Un peu
plus d'audace aurait obtenu la reddition que Jeanne
promettait au nom de "ses voix". Le lendemain
de grand matin, le comte de Clermont et René
d'Anjou apportaient de la part du roi l'ordre formel
de battre en retraite. Jeanne, accablée de tristesse,
alla prier devant les reliques de Saint Rémy
patron de la France. Charles VII ramena son armée
sur les bords de la Loire et Jeanne n'eut plus que le
droit de s'occuper d'expéditions secondaires.
Plus tard, on la força à l'inaction. Le
roi l'emmena avec sa cour au château de Sully,
résidence du traître, La Trémoille.
Le miracle
de Lagny
Jeanne
ne put supporter longtemps cette vie inutile à
sa Patrie. Elle quitta Sully à la fin de mars
1430 avec quelques chevaliers, se dirigeant vers le
Nord où Philippe le Bon s'apprêtait à
recommencer la guerre. Elle arriva à Lagny-sur-Marne
qu'elle trouva en émoi. Trois jours avant,
une femme avait mis au monde un enfant qui était
mort sans être baptisé. Dans sa foi vive,
la pauvre mère n'hésitait pas à
demander à Dieu la résurrection de son
fils afin qu'il puisse recevoir le baptême.
Le petit cadavre avait été déposé
au pied d'une statue de Notre-Dame. On conjura Jeanne
d'unir ses supplications à celles de la foule.
Elle y consentit. Aussitôt, à la joie
générale, l'enfant mort se ranima, bâilla
trois fois puis, ayant reçu le baptême,
il expira de nouveau.
Quelques autres succès
guerriers
Jeanne
rassembla autour d'elle nombre de vaillants combattants
et remporta plusieurs succès notables : non loin
de Lagny elle marcha victorieusement contre une force
bourguignonne commandée par Franquet d'Arras
et quelques jours plus tard, les partisans de Jeanne
remportèrent un autre avantage à Saint-Maur-des
-Fossés, près de Paris. A la même
époque, alors qu'elle parcourait les fossés
de la ville de Melun qui, sous sa pression, venait de
reconnaître l'autorité du roi de France,
ses Saintes lui apparurent comme elles le faisaient
très souvent et lui firent cette terrible révélation
: «Tu seras prise avant la Saint-Jean…
prends tout en gré, Dieu t'aidera. »
Malgré cette terrible révélation,
Jeanne n'en continua pas moins à faire héroïquement
son devoir. Son armée était assez forte
pour s'opposer à l'invasion de Philippe le Bon,
quand, par la trahison de Soissons, les ministres de
Charles VII lui ravirent la presque totalité
de ses troupes et les envoyèrent sur un autre
point du territoire. Jeanne fut désolée
mais ne se laissa pas abattre. Avec une compagnie de
200 hommes qui lui restait, elle se jeta dans Compiègne
assiégée. Là, un guet-apens devait
aboutir à sa perte irrémédiable.
Au secours de Compiègne
Le 23 mai 1430, Jeanne
pénétra à l'aube dans Compiègne.
Le gouverneur de cette ville, Guillaume de Flavy, à
la solde des ministres de Charles VII, proposa à
Jeanne d'opérer une sortie vers le soir de ce
même jour, lui faisant espérer qu'elle
surprendrait l'ennemi. Mais au lieu d'un adversaire
sans défiance, elle trouva les Bourguignons préparés
et Jean de Luxembourg aux avant-postes. Néanmoins
elle lança vaillamment ses hommes d'armes à
l'assaut de Margny, poste avancé des assiégeants
mais fut forcée de rétrograder. Les chevaliers
français voulaient ramener Jeanne dans Compiègne.
«Taisez-vous, leur dit-elle, il ne tient
qu'à vous qu'ils soient tous battus.»
Hélas, les Français avaient beau se conduire
en héros, les ennemis se multipliaient sans cesse
: de nouveau les nôtres reculèrent.
Flavy fit lever le pont et fermer les portes de Compiègne
refusant ainsi l'accès de la ville à Jeanne
et à sa vaillante troupe.
Cernés de toute part, Jeanne et les siens ne
pouvaient tenir tête à tous les ennemis.
Elle continuait pourtant à se défendre
avec l'énergie du désespoir. Un archer
picard, taillé en hercule la désarçonna.
Les soldats la maintenaient à terre criant d'une
voix triomphante : «Rendez-vous, donnez
votre foi !» Jeanne, n'oubliant pas qu'elle
appartenait à Jésus-Christ, répondit
: «J'ai donné et octroyé
ma foi à un autre que vous et je tiendrai mon
serment.»
Ainsi, Jeanne fut prise, dépouillée de
son armure puis traînée de prison en prison.
Enfin, Jean de Luxembourg, digne héritier de
Judas, la vendit aux Anglais pour 10 000 livres d'or.
Le juje prévaricateur
Les
Anglais conduisirent Jeanne à Rouen, où
ils l'enchaînèrent dans une étroite
et dure prison.
Voulant déconsidérer aux yeux du peuple
les révélations qu'elle disait avoir,
ils lui intentèrent un procès ecclésiastique.
Dans ce but, ils gagnèrent à prix d'argent
un prélat indigne, Pierre Cauchon, évêque
de Beauvais, chassé de son siège par les
habitants. Durant plusieurs mois, ce juge prévaricateur
interrogea la pieuse jeune fille et chercha en vain
à lui arracher l'aveu d'un crime imaginaire.
Jeanne, durant le procès, répondit avec
une admirable sagesse à toutes les questions
qui lui furent posées.
Au milieu de ses douloureuses épreuves, l'âme
de Jeanne resta toujours unie à son divin Epoux
...
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