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Sommaire Jeanne d'Arc
Jeanne d'Arc, sa vie
L'enfant pure et laborieuse.
La France vaincue et envahie.
Première paroles du Ciel.
En route vers Charles VII.
L'accueil du Roi.
L'examen de Poitiers.
Entrée dans Orléans.
Combat victorieux de Saint-Loup.
Prise de la bastille des Augustins.
Orléans est délivré.
Charles VII couronné
Prépondérance des ministres.
Tergiversations.
L'attaque de Paris.
Le miracle de Lagny.
Quelques autres succès guerriers.
Au secours de Compiègne.
Visites célestes.
Fausse abjuration.
Au Vieux-Marché.
La mort de Jeanne d'Arc.













statue Jeanne d'Arc
Une espérance pour le monde l'Alliance des
Cœurs de Jésus et de Marie


Jeanne d'Arc, sa vie

L'attaque de Paris

Suivie des siens, Jeanne s'avança courageusement vers la porte Saint-Honoré. Elle força la première barrière, enleva le boulevard qui protégeait la porte puis, l'étendard à la main, elle se jeta avec les plus braves dans les fossés, malgré le feu nourri des assiégés. un trait d'arbalète l'atteignit à la cuisse et la blessa grièvement. Répétant à ses hommes de se préparer à escalader les murs, elle promit à ses hommes que la place serait prise sans tarder. Mais le premier ministre, La Trémouille, et les chefs à sa dévotion, voyant l'héroïne si près de réussir, ordonnèrent aux soldats de leur compagnie qui entouraient Jeanne de cesser le combat et de se retirer. Jeanne affirma de nouveau : «J'entrerai aujourd'hui dans Paris, ou je mourrai ici !» On ne l'écouta plus et chacun songeait à la retraite. Le duc d'Alençon la transporta hors du fossé. Jeanne redit encore : «Si vous aviez continué l'attaque, la place eût été prise. »
De fait, on sut plus tard qu'une effroyable panique s'était répandue dans Paris et que bien des bourgeois songeaient à se rendre. Un peu plus d'audace aurait obtenu la reddition que Jeanne promettait au nom de "ses voix". Le lendemain de grand matin, le comte de Clermont et René d'Anjou apportaient de la part du roi l'ordre formel de battre en retraite. Jeanne, accablée de tristesse, alla prier devant les reliques de Saint Rémy patron de la France. Charles VII ramena son armée sur les bords de la Loire et Jeanne n'eut plus que le droit de s'occuper d'expéditions secondaires. Plus tard, on la força à l'inaction. Le roi l'emmena avec sa cour au château de Sully, résidence du traître, La Trémoille.

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Le miracle de Lagny

Jeanne ne put supporter longtemps cette vie inutile à sa Patrie. Elle quitta Sully à la fin de mars 1430 avec quelques chevaliers, se dirigeant vers le Nord où Philippe le Bon s'apprêtait à recommencer la guerre. Elle arriva à Lagny-sur-Marne qu'elle trouva en émoi. Trois jours avant, une femme avait mis au monde un enfant qui était mort sans être baptisé. Dans sa foi vive, la pauvre mère n'hésitait pas à demander à Dieu la résurrection de son fils afin qu'il puisse recevoir le baptême. Le petit cadavre avait été déposé au pied d'une statue de Notre-Dame. On conjura Jeanne d'unir ses supplications à celles de la foule. Elle y consentit. Aussitôt, à la joie générale, l'enfant mort se ranima, bâilla trois fois puis, ayant reçu le baptême, il expira de nouveau.

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Quelques autres succès guerriers

Jeanne rassembla autour d'elle nombre de vaillants combattants et remporta plusieurs succès notables : non loin de Lagny elle marcha victorieusement contre une force bourguignonne commandée par Franquet d'Arras et quelques jours plus tard, les partisans de Jeanne remportèrent un autre avantage à Saint-Maur-des -Fossés, près de Paris. A la même époque, alors qu'elle parcourait les fossés de la ville de Melun qui, sous sa pression, venait de reconnaître l'autorité du roi de France, ses Saintes lui apparurent comme elles le faisaient très souvent et lui firent cette terrible révélation : «Tu seras prise avant la Saint-Jean… prends tout en gré, Dieu t'aidera. »
Malgré cette terrible révélation, Jeanne n'en continua pas moins à faire héroïquement son devoir. Son armée était assez forte pour s'opposer à l'invasion de Philippe le Bon, quand, par la trahison de Soissons, les ministres de Charles VII lui ravirent la presque totalité de ses troupes et les envoyèrent sur un autre point du territoire. Jeanne fut désolée mais ne se laissa pas abattre. Avec une compagnie de 200 hommes qui lui restait, elle se jeta dans Compiègne assiégée. Là, un guet-apens devait aboutir à sa perte irrémédiable.

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Au secours de Compiègne

Le 23 mai 1430, Jeanne pénétra à l'aube dans Compiègne. Le gouverneur de cette ville, Guillaume de Flavy, à la solde des ministres de Charles VII, proposa à Jeanne d'opérer une sortie vers le soir de ce même jour, lui faisant espérer qu'elle surprendrait l'ennemi. Mais au lieu d'un adversaire sans défiance, elle trouva les Bourguignons préparés et Jean de Luxembourg aux avant-postes. Néanmoins elle lança vaillamment ses hommes d'armes à l'assaut de Margny, poste avancé des assiégeants mais fut forcée de rétrograder. Les chevaliers français voulaient ramener Jeanne dans Compiègne. «Taisez-vous, leur dit-elle, il ne tient qu'à vous qu'ils soient tous battus.»
Hélas, les Français avaient beau se conduire en héros, les ennemis se multipliaient sans cesse : de nouveau les nôtres reculèrent.
Flavy fit lever le pont et fermer les portes de Compiègne refusant ainsi l'accès de la ville à Jeanne et à sa vaillante troupe.
Cernés de toute part, Jeanne et les siens ne pouvaient tenir tête à tous les ennemis. Elle continuait pourtant à se défendre avec l'énergie du désespoir. Un archer picard, taillé en hercule la désarçonna. Les soldats la maintenaient à terre criant d'une voix triomphante : «Rendez-vous, donnez votre foi !» Jeanne, n'oubliant pas qu'elle appartenait à Jésus-Christ, répondit : «J'ai donné et octroyé ma foi à un autre que vous et je tiendrai mon serment.»
Ainsi, Jeanne fut prise, dépouillée de son armure puis traînée de prison en prison. Enfin, Jean de Luxembourg, digne héritier de Judas, la vendit aux Anglais pour 10 000 livres d'or.


Le juje prévaricateur

Les Anglais conduisirent Jeanne à Rouen, où ils l'enchaînèrent dans une étroite et dure prison.
Voulant déconsidérer aux yeux du peuple les révélations qu'elle disait avoir, ils lui intentèrent un procès ecclésiastique. Dans ce but, ils gagnèrent à prix d'argent un prélat indigne, Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, chassé de son siège par les habitants. Durant plusieurs mois, ce juge prévaricateur interrogea la pieuse jeune fille et chercha en vain à lui arracher l'aveu d'un crime imaginaire.
Jeanne, durant le procès, répondit avec une admirable sagesse à toutes les questions qui lui furent posées.
Au milieu de ses douloureuses épreuves, l'âme de Jeanne resta toujours unie à son divin Epoux
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